
Exposé sur l’énergie hydraulique : plan et points essentiels
Découvrez l’énergie hydraulique : définition, fonctionnement, types d’installations, chiffres clés en France et dans le monde, atouts, limites et…
Fonctionnement des centrales, réforme des concessions, microcentrales et rentabilité : l’essentiel du secteur, sourcé et vérifié.
de la consommation électrique en août
de puissance installée
installations recensées
Quatre entrées pour comprendre l’hydroélectricité française, du fonctionnement d’une turbine à la réforme des concessions.
Turbines, alternateurs, STEP : comment l’eau devient de l’électricité.
Moulins, droit d’eau, rentabilité : la petite hydro en pratique.
Chaque rubrique suit son fil : la technique, les ouvrages, la petite hydro et la réglementation.

Découvrez l’énergie hydraulique : définition, fonctionnement, types d’installations, chiffres clés en France et dans le monde, atouts, limites et…

La première turbine Pelton de la centrale de Faatautia en Polynésie française a été mise en service le 7 septembre 2026, marquant une étape clé pour la…

La start-up néerlandaise Equinox Ocean Turbines a mené des essais de son prototype hydrolienne Mobula 5 en juillet 2026 aux Pays-Bas, atteignant le TRL 6.

La France dispose d’un parc hydroélectrique majeur et cette filière reste centrale pour le mix énergétique.

Production hydroélectrique — La filière hydroélectrique joue un rôle central dans le mix français.

L’énergie hydraulique représente environ 14 % de la production d’électricité en France métropolitaine.

EDF étudie un projet majeur pour l’usine du Pouget, visant à transformer cette centrale historique en une station de transfert d’énergie par pompage…

Découvrez la liste des six grandes stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) hydrauliques en France, leur puissance et leur rôle clé dans…

Découvrez le plus grand barrage hydroélectrique du monde par puissance installée, le barrage des Trois-Gorges en Chine, et explorez le top 10 mondial de…

Découvrez l’énergie marémotrice en France, centrée sur l’historique usine de la Rance, unique centrale en exploitation sur le territoire.

Découvrez les barrages hydroélectriques des Alpes françaises, un pilier de l’énergie renouvelable, avec leurs chiffres clés et ouvrages emblématiques.

Découvrez la liste des principaux barrages hydroélectriques des Pyrénées françaises, leur répartition par département et la complexité d’une carte…

Une enquête publique est ouverte pour le projet de microcentrale Saint-Michel-de-Maurienne sur le torrent de la Grollaz, en Savoie, du 29 septembre au 30…

Découvrez le prix, la puissance et les limites d’une hydrolienne domestique. Une solution d’hydroélectricité complexe pour les particuliers.

La reconnaissance du **droit fondé en titre** pour le moulin d’Archet en 2025 ouvre la voie à un projet de microcentrale de 30 kW. Découvrez les détails…

Découvrez l’initiative de Marc Nering, un ingénieur retraité qui a construit sa propre microcentrale hydroélectrique au Canada, produisant jusqu’à 1 500…

Investissement hydroélectrique — Le secteur des énergies hydrauliques joue un rôle clé pour réduire les émissions et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris du 12 décembre 2015.

La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a confirmé un programme de six nouvelles petites centrales Rhône, intégrées à des aménagements existants.

Le Mans Métropole a validé l’effacement du barrage de Pontlieue et le réaménagement du barrage du Gué-de-Maulny sur l’Huisne, pour restaurer la continuité…

Le 13 septembre 2026, RTE équilibrage réseau a mobilisé l’hydroélectricité face aux variations de consommation. Découvrez cette action clé pour le réseau.

La loi du 29 juin 2026 modifie le régime concession hydroélectrique en France, basculant vers l’autorisation pour les ouvrages de plus de 4,5 MW. Un…

HCB lance un inventaire concession hydroélectrique au Mozambique. Cette étape clé prépare les grands travaux de 2026 pour Hidroeléctrica de Cahora Bassa.

La réforme hydroélectrique 2026 modifie le régime des installations de plus de 4,5 MW, passant à l’autorisation. Elle impacte EDF et ouvre 6 GW à la…
52 termes définis, sourcés et reliés entre eux : le vocabulaire du secteur, du droit d’eau à la turbine Pelton, expliqué sans jargon.
Fin du régime de concession au-dessus de 4 500 kW, bascule vers l’autorisation, droits réels pour les exploitants : environ 340 installations sont concernées. Entrée en vigueur au plus tard le 1er septembre 2026.
Ordres de grandeur vérifiés auprès des sources officielles.
Chaque mois, la production nationale mesurée sur les données ouvertes de RTE : térawattheures produits, part de la consommation, comparaison avec l’an dernier. Des chiffres librement citables.
de la consommation électrique en août — hydraulique, mesure éco2mix
Les dates à retenir pour suivre la filière.
18-20 septembre 2026 · sites hydrauliques EDF ouverts au public
Les réponses courtes ; le détail est dans les guides.
Le principe tient en une phrase : transformer la force de l’eau en électricité. L’eau stockée en hauteur — derrière un barrage ou déviée par une prise d’eau — possède une énergie potentielle proportionnelle à la hauteur de chute et au débit disponible. Relâchée dans une conduite forcée, elle acquiert une pression considérable qui vient frapper ou traverser une turbine.
La turbine — Pelton pour les hautes chutes, Francis pour les moyennes, Kaplan pour les basses — entraîne un alternateur qui produit le courant. Un transformateur élève ensuite la tension pour limiter les pertes pendant le transport, avant l’injection sur le réseau. À la sortie, l’eau est restituée intégralement au cours d’eau : rien n’est consommé.
Le rendement de la chaîne est l’un des meilleurs de toutes les énergies — la conversion mécanique évite les pertes thermiques des centrales à combustion. Et contrairement au solaire ou à l’éolien, la production se pilote : on ouvre ou on ferme les vannes selon les besoins du réseau. Lire le guide complet du fonctionnement →
C’est la première source d’électricité renouvelable du pays, et la deuxième source toutes filières confondues derrière le nucléaire. La France compte environ 2 300 installations pour près de 25,7 GW de puissance installée, des grands barrages alpins et pyrénéens aux microcentrales de quelques dizaines de kilowatts.
Selon les mois et l’hydrologie, la filière couvre de l’ordre de 10 à 15 % de la consommation électrique nationale — notre baromètre mensuel suit ce chiffre en continu sur les données publiques de RTE. Les années humides dépassent 60 TWh produits ; les années de sécheresse peuvent tomber nettement en dessous, ce qui fait de l’hydraulicité une variable clé du système électrique.
Au-delà des térawattheures, l’hydroélectricité rend des services que peu de moyens offrent : démarrage en quelques minutes, réglage de la fréquence, stockage de masse via les STEP. C’est l’assurance flexibilité d’un réseau qui accueille de plus en plus de solaire et d’éolien variables. Voir les chiffres de production →
La loi n° 2026-554, promulguée le 29 juin 2026, referme un contentieux de plus de quinze ans avec la Commission européenne sur le renouvellement des concessions hydroélectriques. Le cœur de la réforme : les installations de plus de 4 500 kW basculent du régime de la concession vers un régime d’autorisation.
Concrètement, l’exploitant n’est plus un concessionnaire d’ouvrages appartenant à l’État : il détient des droits réels sur ses installations, ce qui débloque l’investissement — environ 340 installations sont concernées par la bascule. Les exploitants historiques (EDF, CNR, SHEM) conservent l’exploitation de leurs sites sans remise en concurrence généralisée, en contrepartie d’engagements d’investissement et de redevances.
Pour la petite hydroélectricité, sous le seuil des 4 500 kW, rien ne change : le régime d’autorisation s’appliquait déjà. Les textes d’application s’échelonnent jusqu’à l’entrée en vigueur complète, au plus tard le 1er septembre 2026 — notre dossier suit chaque décret. Lire le dossier loi 2026 →
Trois conditions déterminent la réponse. La première est juridique : il vous faut un droit d’utiliser la force de l’eau. Soit votre site bénéficie d’un droit d’eau existant — un moulin fondé en titre, antérieur à la Révolution, conserve son droit sans nouvelle autorisation tant que l’ouvrage n’est pas ruiné —, soit vous devez obtenir une autorisation au titre de la loi sur l’eau auprès de la préfecture.
La deuxième est environnementale : si le cours d’eau est classé en liste 1, aucun nouvel obstacle à la continuité écologique ne peut être autorisé ; en liste 2, des équipements comme une passe à poissons s’imposent, et un débit réservé doit rester dans la rivière en permanence.
La troisième est économique : le potentiel dépend du produit chute x débit. Une étude de faisabilité — topographie, hydrologie, raccordement — est le préalable indispensable avant tout engagement. Le dossier passe ensuite par le service de police de l’eau, avec des délais qui se comptent en années plutôt qu’en mois. Voir les étapes pas à pas →
L’investissement se joue sur quatre postes : les études et les procédures administratives, le génie civil (prise d’eau, conduite, bâtiment), l’équipement électromécanique (turbine, alternateur, contrôle-commande) et le raccordement au réseau. Le total se chiffre en milliers d’euros par kilowatt installé — avec un écart considérable selon que le site part de zéro ou réutilise un ouvrage existant.
C’est toute la force des moulins et des anciens seuils : quand le génie civil existe déjà, la remise en production coûte une fraction d’un site neuf. À l’inverse, un site vierge exigeant un long canal d’amenée ou un raccordement distant peut voir sa rentabilité s’évaporer avant le premier kilowattheure.
Côté recettes, l’électricité se vend soit via un contrat d’achat garanti, soit sur le marché — voir la question suivante. Selon le tarif obtenu, la taille et l’hydrologie, l’amortissement s’étale typiquement sur une à deux décennies, pour des installations dont la durée de vie dépasse largement le demi-siècle. Nos guides détaillent les chiffres poste par poste. Lire le guide des coûts → · Calculer l’amortissement →
Deux grandes voies coexistent. La première, historique, est l’obligation d’achat : EDF OA achète la production des petites installations à un tarif réglementé garanti sur la durée du contrat — le tarif H16 en est la déclinaison pour l’hydroélectricité. C’est la sécurité maximale : un prix connu d’avance, quelle que soit la météo des marchés.
La deuxième voie est le marché : vente directe sur le marché de gros, ou via un agrégateur qui mutualise plusieurs producteurs, éventuellement complétée par le complément de rémunération qui comble l’écart entre le prix de marché et un tarif de référence. Les PPA — contrats de gré à gré avec un consommateur industriel — se développent aussi dans la filière.
Le choix dépend de la taille de l’installation, de l’appétence au risque et du calendrier : les contrats garantis sont contingentés par des conditions d’éligibilité, et l’arbitrage garanti/marché est devenu un vrai sujet de gestion pour les producteurs. Comprendre le contrat EDF OA → · Vendre sur le marché →
Tout est affaire de stockage. Une centrale au fil de l’eau turbine le débit tel qu’il arrive, sans retenue significative : sa production suit la rivière, heure par heure. C’est le régime de la grande majorité des petites installations et des grands aménagements du Rhône et du Rhin.
Une centrale d’éclusée dispose d’une retenue de taille intermédiaire, qui permet de concentrer la production sur les heures où le réseau en a le plus besoin — le matin et la soirée — en stockant l’eau quelques heures ou quelques jours. Ce pilotage crée en aval des variations de niveau encadrées par la réglementation.
Les centrales de lac, enfin, s’appuient sur les grands réservoirs de montagne remplis à la fonte des neiges : l’eau y attend parfois des mois avant d’être turbinée, au moment précis où le système électrique en a besoin. Ce sont les réserves stratégiques de l’hiver — leur niveau de stock hydraulique est suivi chaque semaine par RTE. Voir le guide complet →
Une station de transfert d’énergie par pompage est une batterie géante à base d’eau. Quand l’électricité est abondante et bon marché — nuits ventées, midis solaires —, elle pompe l’eau d’un bassin inférieur vers un bassin supérieur. Aux heures de forte demande, l’eau redescend et turbine comme dans une centrale classique.
Le cycle restitue environ trois quarts de l’énergie investie, ce qui en fait, de très loin, le moyen de stockage d’électricité le plus puissant et le plus mature dont dispose la France : les grandes STEP françaises — Grand’Maison en tête — représentent ensemble plusieurs gigawatts mobilisables en quelques minutes.
Leur rôle grandit avec l’essor du solaire et de l’éolien : plus la production varie, plus il faut de moyens capables d’absorber les excédents et de combler les creux. C’est pourquoi plusieurs projets de nouvelles STEP ou de suréquipement sont à l’étude dans les Alpes et les Pyrénées. Comprendre les STEP en détail →
Sur le plan du climat, la réponse est nette : pas de combustion, pas de déchet, des émissions sur cycle de vie parmi les plus faibles de toutes les sources d’électricité, et une ressource renouvelée par le cycle de l’eau. Chaque térawattheure hydraulique évite des émissions considérables par rapport aux moyens thermiques qu’il remplace.
Mais l’honnêteté impose de regarder l’autre plateau de la balance : un barrage fragmente le cours d’eau. Il modifie le transport des sédiments, peut bloquer la montaison et la dévalaison des poissons migrateurs, et transforme les habitats en amont comme en aval. C’est tout l’objet de la réglementation sur la continuité écologique : passes à poissons, débits réservés, gestion des vidanges.
La filière moderne compose avec ces exigences — turbines dites « fish-friendly », débits garantis, suivi écologique — et le droit impose la remise en état. Le bilan global reste très favorable, à condition que chaque site respecte ses obligations : c’est précisément ce que nous documentons. Lire l’analyse impact environnemental →